Promets-moi un printemps

Fabienne a 30 ans et tout pour être heureuse. Indépendante de fortune, elle est peintre et sa carrière est prometteuse. Sa maison, construite sur un grand terrain boisé, au pied de la montagne, est flanquée d’un atelier, son «phare». Mais à quoi bon tout cela, désormais? La dépression a fauché la jeune femme. Du gros chat orange errant qu’elle nourrit, elle dit : «Celui-là était comme moi : perdu.»

Fabienne est peut-être perdue, mais elle n’est pas seule. Autour d’elle, la résistance s’organise: son amoureux et sa meilleure amie veillent sur elle. Une psychologue l’accompagne dans les méandres de sa maladie. Cela compense sans doute pour l’attitude d’autres personnes qui lui répètent que la dépression est affaire de lâcheté et de faiblesse, et qu’elle est bien «la fille de son père»…

À travers des passages difficiles, Fabienne en apprend beaucoup sur elle-même et sur sa propre histoire, et parfois bien plus qu’elle l’aurait souhaité. Grâce à son art, elle tente d’exorciser les angoisses et les peurs qui la tenaillent. Et elle sent monter en elle un irrésistible désir de se sentir utile qui l’amène à franchir le seuil de la Maison du Sentier…

Malgré la dépression, malgré un hiver qui n’en finit plus, Fabienne refuse de baisser les bras et s’entête à rêver de la première tulipe du printemps. Une fiction forte et touchante autour d’une maladie plus taboue que jamais.